Catherine Gaeng, auteure du livre Lynchage médiatique et abus de pouvoir. Chronique de l'affaire Lunghi-RTL-Bettel
Catherine Gaeng est l'auteure du livre « Lynchage médiatique et abus de pouvoir. Chronique de l'affaire Lunghi-RTL-Bettel »

Lynchage médiatique
et abus de pouvoir
Chronique de l'affaire « Lunghi-RTL-Bettel »

Catherine Gaeng, Lynchage médiatique et abus de pouvoir. Chronique de l'affaire Lunghi-RTL-Bettel
 
J’ai vécu de très près cette histoire qui révèle aussi l’ampleur de la mainmise néolibérale sur les institutions culturelles ainsi qu’une inquiétante confusion des pouvoirs dans un pays démocratique et je la raconte sur base des centaines de documents médias qui l’ont à la fois créée et nourrie. Je ne souhaite à personne de passer par là.
Catherine Gaeng, auteure du livre Lynchage médiatique et abus de pouvoir. Chronique de l'affaire Lunghi-RTL-Bettel
Catherine Gaeng
Auteure

Enrico Lunghi, directeur général du MUDAM Musée d’art moderne Grand-Duc Jean

Le 3 octobre 2016, RTL Télé Lëtzebuerg diffuse un reportage truqué dans l’émission Den Nol op de Kapp où Enrico Lunghi, le directeur général du MUDAM (Musée d’art moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg), est accusé de « coups et blessures volontaires » pour avoir « agressé » la « journaliste » qui l’interviewait le 13 septembre précédent.

Xavier Bettel, ministre de la Culture et ministre des Communications et des Médias

Le lendemain, Monsieur Xavier Bettel, Premier ministre, ministre de la Culture et ministre des Communications et des Médias, lance publiquement une procédure disciplinaire contre Enrico Lunghi, sans même s’enquérir de sa version des faits.

RTL Télé Lëtzebuerg

Et quelques jours après, le conseil d’administration du Mudam, au lieu de défendre son directeur, voire d’entreprendre une action pour diffamation contre RTL, lui reproche son comportement : Enrico Lunghi décide alors de démissionner.

Culture, musées, médias, politiques du Luxembourg

Il s’ensuit une avalanche de réactions, de la part du monde de la culture et des musées nationaux et internationaux, du microcosme médiatique et politique du Luxembourg, mais aussi de la part de la société civile, qui pousse RTL à diffuser l’enregistrement complet de l’entretien du 13 septembre. L’étendue de la manipulation télévisuelle apparaît au grand jour et entraîne, entre autres, la convocation du Premier ministre par une commission parlementaire, la suppression de l’émission Den Nol op de Kapp et le départ précipité du directeur général de RTL Télé Lëtzebuerg.

Le livre peut être acheté à la Librairie Alinéa
5, rue de Beaumont
L-1219 Luxembourg
ou commandé en écrivant à alinea@pt.lu
ou
sur le site web de la Librairie Ernster
ou commandé en écrivant à order@ernster.com

Au prix de 20 € + frais postaux

15 x 22 cm
360 pages
Autoédition,
février 2018
ISBN 978-99959-0-394-7

3 réponses sur “Mudam Luxembourg Le livre Lynchage médiatique et abus de pouvoir. Chronique de l’affaire Lunghi-RTL-Bettel”

  1. À Jean-Pierre Goossens

    Merci beaucoup d’avoir rédigé un commentaire. Il me fait d’autant plus plaisir qu’il est élogieux, mais même si tel n’était pas le cas, je serais ravie. Qu’il concerne la forme ou le fond du livre, voire l’affaire elle-même, l’avis du lecteur m’intéresse vraiment. et ce site pourrait devenir le lieu d’une discussion qui n’a pas eu lieu le soir de la présentation. Pourvu que vous soyez le premier d’une longue liste…

     
  2. J’ai apprécié la clarté de la structure de l’exposé des faits, la distance que Mme Gaeng a réussi à prendre malgré la répercussion des événements décrits dans sa vie privée, ainsi que l’élégance de son style, ironique et même persifleur à bon escient.

    La qualité éditoriale de ce livre publié à compte d’auteur est surprenante : présentation typographique aérée et soignée, absence quasi totale de coquilles … Peu d’éditeurs ayant pignon sur rue (et incidemment courage au fond du froc) l’atteignent.

    Quant au fond … Surprenant à plus d’un titre. Méthodes attendues chez un Poutine mais pas dans un État qui se vante d’appartenir à la sphère démocratique.

    Que dire d’un ministre des médias qui ignore — ou feint d’gnorer — que les films et les reportages sont montés avant d’être diffusés, donc susceptibles d’être manipulés plus ou moins honnêtement ?

    Et d’un ministre de la culture qui ne semble pas plus concerné par les beaux-arts que par la musique classique (jamais vu à la Philharmonie en dehors de présences imposées par le protocole). Et l’est-il par la littérature ?

     

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